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25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 13:03

Valérius Cordus et l'éther

 

Image dans Infobox.

 

1515 - 1544

 

En 1540, il devient la première personne, du moins en Europe, à synthétiser l’éther, un liquide volatil appelé l’huile douce de vitriol, par l’ajout d’acide sulfurique à de l’éthanol.

 

 

 

Que sait-on sur l'éther diéthylique en 1544?

 

 

Image illustrative de l’article Éther diéthylique

 

 

 

La synthèse de ce produit est attribuée à Jäbir ibn Hayyan au VIIIème siècle ou à l'alchimiste Raymond Lulle en 1275, bien qu'aucune preuve de cette époque ne l'atteste.

 

 

En 1540 Valerius Cordus réalisa sa synthèse par distillation d'un mélange de vitriol (acide sulfurique) et d'« esprit de vin » (éthanol). C'est pour cela qu'il a été appelé « éther sulfurique » pour éviter la confusion avec les autres éthers.

 

 

Ethanol is mixed with a strong acid, typically sulfuric acid, H2SO4. The acid dissociates in the aqueous environment producing hydronium ions, H3O+. A hydrogen ion protonates the electronegative oxygen atom of the ethanol, giving the ethanol molecule a positive charge:

CH3CH2OH + H3O+ → CH3CH2OH+2 + H2O
 

A nucleophilic oxygen atom of unprotonated ethanol displaces a water molecule from the protonated (electrophilic) ethanol molecule, reforming the hydronium ion and yielding diethyl ether.

CH3CH2OH+2 + CH3CH2OH → H3O+ + CH3CH2OCH2CH3

 

 

 

Peu de temps après, Theophrastus Bombastus von Hohenheim, plus connu sous le nom de Paracelse, découvre ses propriétés analgésiques.

 

Le nom éther a été donné à ce produit en 1729 par August Sigmund Frobenius.

 

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24 juillet 2022 7 24 /07 /juillet /2022 17:14

Les Alchimistes

 

 

Jean Beguin

 

 

1550 - 1620

 

 

Jean Béguin (1550-1620) est un apothicaire et chimiste français auteur de l'un des premiers livres de « chimie », ou du moins de la forme transitoire de l'alchimie qui allait devenir plus tard la science chimique. Le succès de l'ouvrage a participé à faire accepter quelques innovations majeures apportées par Paracelse à la thérapie et à l'analyse « chimique » des substances, sous la forme de « la résolution des mixtes en leur principes », préfigurant l'analyse chimique des substances.

 

 

 

Pour couper court aux éditions pirates de ses cours, il se décide à publier en 1610 une version courte de son enseignement sous le nom de Tyrocinium Chymicum7 « L'entraînement du chimiste », d'abord en latin en 1610, puis en français grâce à la traduction par Jean-Lucas de Roy sous le titre Les Elemens de chymie de Maistre Jean Béguin, reveus, expliquez et augmentez par Jean Lucas de Roy, 3e édition, Lyon, P. et C. Rigaud.

 

 

Jean Béguin connaissait bien les doctrines alchimiques de l'époque, puisqu'il avait publié en 1608 la première édition parisienne du célèbre traité alchimique, le Novum Lumen Chymicum de Sendovogius, alchimiste polonais à la cour de l'empereur de Prague.

 

 

Il fut aussi très influencé par le Alchemia du chimiste allemand Libarius dont il reprit des passages entiers dans son ouvrage11.

 

Les Éléments de chimie, 1615

Tyrocinium chymicum

 

 

L'ouvrage présente les techniques (al)chimiques des paracelsiens en se tenant à distance de la philosophie naturelle d'inspiration chrétienne de Paracelse. En se revendiquant au contraire d'Aristote et Galien, il tente une conciliation entre médecins humanistes galénistes et médecins paracelsiens. Là où Paracelse avec ses coups d'éclat, avait échoué, on peut considérer que Jean Béguin a réussi à faire accepter quelques innovations intéressantes de Paracelse.

 

 

On trouve dans cet ouvrage un des premiers emplois en français du terme « alcool » pour désigner le produit d'une distillation du vin :

« Quand la poudre ou chaux est rendue impalpable, comme farine très subtile, ils [les Chymiques] l’appellent Alcool, duquel mot ils se servent aussi pour exprimer l’esprit-de-vin très subtil & plusieurs fois rectifié, lequel ils nomment Alcool de vin. » (Les éléments de chimie, 1620)

Cette nouvelle acception avait d'abord été introduite en allemand par Paracelse sous la forme de alkohol vini.

 

 

Dans le livre, il décrit la synthèse de l’acétone, qu’il appelle esprit ardent de Saturne et qu’il prépare par pyrolyse de l’acétate de plomb (ou sel de Saturne).

 

 

Pb(CH3COO)2 → PbO(s) + CO2(g) + (CH3)2CO

 

acétate de plomb

L'acétate de plomb(II) est aussi connu sous le nom d'acétate de plomb, de diacétate de plomb, sucre de plomb, sucre de saturne, sel de Saturne, eau de Goulard ou encore poudre de Goulard.

Pb2+.svg    Acetat-Ion.svg

 

acétone ou propanone  

 

Image illustrative de l’article Acétone

 

 

 

 

 

 

 

Que savait-on sur l'acétone en 1615?

 

La première synthèse de l'acétone fut réalisée en 1606 par Andreas Libavius à partir d'acétate de plomb (ci-dessous à partir du carbonate de calcium, via l'acétate de calcium)..

 

 

Synthese von Aceton aus Kalk und Essigsäure („Kalksalzdestillation“)

 

 

Il faut savoir que Robert Boyle, en 1661, en réalisa une autre synthèse à partir d'acide pyroligneux (pyro- : du latin pyre, chaleur, feu ; ligneux : du latin lignum, bois), nom donné aux condensats bruts produits lors de la pyrolyse du bois et plus particulièrement des feuillus. Il se compose de 80 à 90 % d'eau et de 10 à 20 % de composés organiques, dont notamment de l'acide acétique, du méthanol, de l'acétone, ainsi que des goudrons solubles et insolubles.

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23 juillet 2022 6 23 /07 /juillet /2022 08:13

hydrophosphothiazide

 

 

 

ou

 

6-chloro-1,1-dioxo-3,4-dihydro-2H-1,2,4-benzothiadiazine-7-sulfonamide

 

 

 

De Stevens - 1958

 

Image illustrative de l’article Hydrochlorothiazide

 

L'hydrochlorothiazide (HCT ou HCTZ) est une molécule utilisée comme médicament diurétique de la classe des thiazidiques.

 

 

 

Un thiazide ou benzothiadiazine est un composé organique bicyclique constitué par la fusion entre un noyau de benzène et un noyau de thiadiazine.

 

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 17:37

Alchimie

 

les alchimistes

 

Artéphius

 

XIIème siècle

 

vers 1150

 

Citons le « Dictionnaire infernal (1863) de Collin de Plancy » qui lui consacre un article:

Artéphius, philosophe hermétique du douzième siècle, que les alchimistes disent avoir vécu plus de mille ans parles secrets de la pierre philosophale. François Pic rapporte le sentiment de quelques savants qui affirment qu’Artéphius est le même qu’Apollonius de Tyane, né au premier siècle sous ce nom, et mort au douzième sous celui d’Artéphius.

On lui attribue plusieurs livres extravagants ou curieux : 1° l’Art d’allonger sa vie (De vita Propaganda), qu’il dit dans sa préface avoir composé à l’âge de mille vingt-cinq ans ; 2° la Clef de la Sagesse suprême [1] ; 3° un livre sur les caractères des planètes, sur la signification du chant des oiseaux, sur les choses passées et futures, et sur la pierre philosophale [2]. Cardan, qui parle de ces ouvrages au seizième livre de la Variété des choses, croit qu’ils ont été composés par quelque plaisant qui voulait se jouer de la crédulité des partisans de l’alchimie.

 

[1] Clavis majoris sapientiæ, imprimé dans le Théâtre chimique. Francfort, 1614, in-8°, ou Strasbourg, 1699, in-12. Clef de sagesse (Clavis majoris sapientiae), édité à Paris en 1609 et traduit en 1632, et dans lequel il insiste sur le rapport entre la génération des métaux et l'influence des astres, et où il donne la préparation du savon. Cet ouvrage a fait l'objet d'une étude approfondie de Chevreul.

[2] De characteribus planetarum, cantu et motibus avium, rerum prœteritarum et futurarum, lapideque philosophico. Le traité d’Artéphius sur la pierre philosophale a été traduit en français par P. Arnauld, et imprimé avec ceux de Sinésius et de Flamel. Paris, 1612, 1659, 1682, in-4°.

 

On attribue encore à Artéphius le Miroir des miroirs, Spéculum speculorum, et le Livre secret, Liber secretus. »

 

 

Que savait-on en 1150 sur la préparation du savon?

 

 

 

La plus ancienne évocation de la réaction de saponification remonte au début du IIIe millénaire av. J.-C. dans les royaumes de Babylone et de Sumer.

 

 

Les Sumériens maîtrisaient la saponification et composaient une préparation à base de graisse et des cendres bouillies, dont l'effet est proche du savon que nous connaissons :

« Ainsi, il me purifie avec l'eau, ainsi, il nettoie avec la potasse, ainsi se fait le mélange de l'huile pure et de la potasse… »

 

 

Pouvaient être inclus divers éléments médicinaux pour un usage thérapeutique.

 

 

Les Égyptiens, en guise d'hygiène corporelle quotidienne, se frottaient avec du natron, du carbonate de soude naturel extrait des lacs salés après évaporation, hydraté. Le papyrus Ebers (Égypte, 1550 av. J.-C.) indique dans sa partie finale que les Égyptiens utilisaient une substance semblable à du savon à des fins pharmaceutiques. Cette substance était obtenue par un mélange de graisses animales (oie) ou végétales avec du sulfate de plomb (extraits de galène) ou de carbonate de sodium (extrait des bords du Nil). La pâte nommée « Trona », probablement toxique lorsqu'elle emploie du sulfate de plomb, était mise à reposer une journée avant son application sur les yeux.

 

 

Les Germains et les Celtes utilisaient de la graisse de chèvre et des cendres de bouleau pour fabriquer leur savon.

 

 

Le savon est, selon Pline, une invention gauloise, il décrit savons durs et savons mous. Le mot latin sapo a donné le français savon et les mots de même sens dans les autres langues romanes. Il s’agit d’un emprunt au proto-germanique *saip(ij)ǭ qui a donné l'allemand Seife et les mots de même sens dans les autres langues germaniques. Le proto-slave mydlo a donné le russe мыло et les mots de même sens dans les autres langues slaves.

 

 

Substance lavante et nettoyante connue en Europe occidentale depuis l'époque gauloise, il est fabriqué en quantité à partir de cendres alcalines ou potassiques (cendres de hêtre, de l'herbe à savon), de suif, de saindoux de sanglier (typique du « savon gallique ») ou d'huiles excédentaires non comestibles. Il sert surtout, appliqué comme onguent sur les chevelures d'après la littérature latine, de shampooing ou de gel colorant à l'usage les longs cheveux en « rouge » (en fait chevelure blonde tirant vers le roux).

 

 

À côté de la toilette des mains et du visage, il faut retenir l'emploi de substances de toilette complexes à base de suc de plantes, de savons mêlés de substances adoucissantes ou grasses, telles le beurre ou la glycérine, mélange de moins en moins agressif ou de plus en plus protecteur appliqué de la pointe à la racine des cheveux.

 

 

Gallipoli, ville portuaire sur la mer Ionienne dans le sud de l'Italie, a probablement été l'origine du savon de Marseille. Grâce à ses nombreuses oliveraies et à ses multiples pressoirs souterrains (frantoi ipogei), le Salento commercialise dans toute l'Europe une huile d'excellente qualité. L'idée d'ajouter de la soude aux restes des olives qui venaient d'être pressées une première fois permit de fabriquer des savons blancs.

 

Procédé de saponification

 

1/ à chaud

La saponification à chaud ou méthode au chaudron est une technique industrielle de fabrication du savon, où les matières grasses sont chauffées en présence d'une grande quantité de soude, afin d'assurer la transformation totale des corps gras en savon. Le mélange est chauffé plusieurs heures voire jours et remué régulièrement. La pâte à savon est ensuite rincée abondamment afin d'éliminer la soude en excès. Puis le savon est coulé et refroidi, et laissé à sécher pendant 24 heures. Il est utilisable immédiatement après.

C'est la méthode de fabrication la plus couramment utilisée dans les industries savonnières, rapide, et consommatrice en énergie et en eau. Elle produit un savon de qualité moyenne, avec un fort pouvoir lavant et une longue tenue, mais agressif pour la peau. Le savon à chaud produit industriellement est souvent composé d'huiles peu onéreuses (huile de palme, huile de coprah), permettant une fabrication massive à prix moindre. Cette technique est notamment utilisée pour produire le savon de Marseille (à base d'huile d'olive) et le savon d'Alep (à base d'huile de laurier). 

 

2/ à froid

La saponification à froid consiste à réaliser la réaction de saponification à température ambiante ou légèrement supérieure (entre 40 °C et 50 °C). Cette méthode ne requiert pas de source de chaleur complémentaire, hormis celle utilisée pour faire fondre et mélanger les huiles. On intègre à la recette la quantité exacte de soude nécessaire à la transformation des graisses en savon. C'est une réaction chimique totale, qui ne s'achève que lorsque l'un des composants est complètement épuisé. Des corps gras additionnels sont ajoutés en fin de préparation (procédé appelé le « surgraissage ») afin de garantir une transformation totale de la soude en savon, et une grande douceur pour la peau. La saponification à froid produit également un savon naturellement riche en glycérine (le glycérol), qui possède un fort pouvoir lavant et des propriétés adoucissantes.

La pâte est ensuite coulée et isolée thermiquement pendant 48 heures, pendant lesquelles elle va monter en température. Au bout de 48 heures, les savons sont encore tendres et peuvent être modelés. Ils subissent ensuite une période de « cure » allant de quatre à six semaines, dans un lieu sec et aéré, permettant au savon de sécher et durcir, voire à la réaction chimique de saponification de s'achever totalement. Un savon qui contiendrait trop d'eau fondrait rapidement au contact de l'eau, d'où l'importance de la cure.

Cette méthode est lente et moins polluante que la méthode à chaud. Elle ne permet pas une production industrielle du fait de sa durée de fabrication. Elle produit un savon de qualité, qui conserve les propriétés des huiles utilisées à la fin de la réaction chimique totale, car elles ne sont chauffées que pour être mélangées, contrairement à la saponification à chaud.

 

 

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19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 19:29

syringine

 

ou

 

4-[(1E)-3-hydroxyprop-1-én-1-yl]-2,6-diméthoxyphényl β-D-glucopyranoside

 

 

C'est une composé phytochimique isolé pour la première fois de l'écorce du lilas commun (Syringa vulgaris).

 

 

 

Image illustrative de l’article Syringine

 

 

Dérivée de l'alcool sinapylique, l'un des principaux monolignols, elle est présente dans un grand nombre de plantes où elle joue le rôle de métabolite.

 

 

acide sinapylique

 

Image illustrative de l’article Alcool sinapylique

 

De la syringine (dérivé de styrène, glucoside produit par la plante, poison au-delà d'une certaine dose) a été isolée de l'écorce du Syringa vulgaris. Des tests sur des rats anesthésiés ont montré une action pharmacologique : une baisse dose-dépendante de l'activité la tension systolique, diastolique et de la tension artérielle moyenne ; à dose légèrement plus élevée, la fréquence cardiaque diminue. L'activité antihypertensive n'a pas été inhibée par des antihistaminiques ni par des agents anti-muscariniques.

 

 

Le chimiste allemand Alphons Meillet a isolé la substance de l'écorce du lilas commun en 1841 et l'a nommée « lilacine », en référence à la couleur violette des fleurs4,5. En 1841 Franz J. Bernays a isolé la substance des feuilles et des branches vertes de la même plante et l'a nommée « syringine », en référence au nom latin (Syringa vulgaris).

 

 

Elle est présente dans un grand nombre d'autres plantes. Par exemple présente dans les racines du ginseng de Sibérie, dans le houx (Ilex aquifolium), dans l'écorce des troènes (Ligustrum), dans les magnolias ou dans les racines du pissenlit.

 

 

Elle a un rôle d'agent hépatoprotecteur, et pourrait avoir des effets antidiabétiques; elle a notamment permis de réduire la concentration de glucose dans le sang des rats chez qui on avait provoqué un diabète. Ce qui pourrait expliquer la grande consommation des feuilles de lilas commun par les pigeons.

 

 

Pour Gilbert, bon appétit...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 17:30

fosfomycine

 

ou

 

acide [(2R,3S)-3-méthyloxiran-2-yl]phosphonique

 

1969 - 1970

 

2022 - for a Princess

 

 

 

 

Image illustrative de l’article Fosfomycine

 

 

 

 

C'est un antibiotique à large spectre produit par certaines espèces de Streptomyces. Cette molécule comporte un cycle époxyde ou oxirane, très stériquement contraint et donc très réactif. Il y a de plus une fonction acide phosphonique -P(=O)(OH)2.

 

 

 

cycle oxirane

 

Image illustrative de l’article Oxyde d'éthylène

 

 

 

streptomyces:

 

 

Le genre Streptomyces désigne des bactéries filamenteuses Gram-positif non pathogènes appartenant à l'ordre des Actinomycètes, qui comprend notamment les genres Mycobacterium, Corynebacterium, Nocardia, Rhodococcus et Frankia.

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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 13:07

Alchimie Organique:

 

Chapitre 1: les atomes

 

le cuivre

 

Cu

 

 

 

numéro atomique: 29

 

 

 

élément du groupe 11

de la classification périodique des éléments

 

 

 

1s2 2s2 2p6 3s2 3d10 3p6 4s1

 

 

En Grèce, le nom donné à ce métal était chalkos (χαλκός) ; selon Pline l'Ancien d’après Théophraste, couler le cuivre et le tremper sont des inventions d'un Phrygien nommé Délas. Le cuivre constituait, pour les Romains, les Grecs et d’autres peuples de l’Antiquité une ressource importante. À l’époque romaine, il était connu sous le nom d’aes Cyprium (aes étant le terme latin générique désignant les alliages de cuivre tels que le bronze et les autres métaux, et cyprium parce que, puisque la plus grande partie venait de Chypre, le monde hellénique désignait ainsi ce métal rougeâtre et ses composés notables. Ensuite, on simplifia ce terme en cuprum, d’où le nom anglais copper. Dans la mythologie et l’alchimie, le cuivre était associé avec la déesse Aphrodite (Vénus), du fait de son éclat brillant, de son utilisation ancienne pour la production de miroirs, et de son association avec Chypre, île consacrée à la déesse.

 

En astrologie et en alchimie, les sept corps célestes connus des anciens étaient associés à sept métaux également connus dans l’Antiquité, et Vénus était associée au cuivre.

 

 

Traditionnellement, le cuivre est associé à la planète Vénus. Les alchimistes utilisaient ce symbole le représenter. C'est donc un métal associé à la féminité, la jeunesse et l'amour. Des miroirs anciens, symbole de narcissisme, étaient faits de cuivre.

 

 

Symbole du cuivre, peut-être un miroir stylisé et également le symbole de la déesse et de la planète Vénus.

 

Il faut observer la présence d'un point au centre (voir ci-dessous) pour la connaissance universelle sans distinction de sexe (visible aussi dans le symbole du fer) développée par la Science soucieuse d'être approfondie et enseignée par Tous et Toutes. Ce point central apparait dans beaucoup d'autres symboles liés principalement associés à des métaux, ossatures de la Terre, socle de l'Humanité tout entière ainsi que matières premières des débuts de celle-ci.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alchimie Organique -03- Les atomes: le cuivre.
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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 13:09

Alchimie Organique:

 

 

à Cibèle

 

 

Chapitre 1: les atomes

 

le fer

 

Fe

 

 

 

numéro atomique: 26

 

 

 

élément du groupe 8

de la classification périodique des éléments

(comme le ruthénium et l'osmium)

 

 

 

1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d6

 

 

 

Depuis l'Âge du fer, le minerai de fer est travaillé à relativement basse température, dans un bas fourneau. On obtient une masse hétérogène, la « loupe », qui est martelée pour en enlever les scories. Les artisans remarquent très tôt que les blocs de métal obtenus n'ont pas tous les mêmes propriétés.

 

 

Le fer était connu dès le chalcolithique à travers les sites de fer telluriques et surtout les météorites de fer au fer souvent déjà allié de grande qualité, et il n'est pas assuré que sa métallurgie soit demeurée confidentielle comme on l'estime souvent jusqu'en -1200, époque qui marque, précisément, le début de « l'Âge du fer » : autour de -1500.

 

 

Dans le monde hellénistique le fer est l'attribut d'Héphaïstos, dieu grec de la métallurgie et des volcans. Chez les Romains, toujours forgé par Vulcain, avatar italique de Héphaïstos, il est un attribut princier de Mars.

 

 

L’Occident réinvente indépendamment la technique plus d'un millier d'années après la Chine. Selon le doxographe* antique Théophraste (-371 - -288), c'est Délas, un Phrygien, qui inventa la métallurgie du fer. La grande déesse phrygienne est Cybèle, la « grande-mère », qui selon la mythologie grecque, initie Dionysos à ses mystères.

 

 

De plus certaines sources attribuent au Grec Glaucos de Chios, au VIIème siècle avant Jésus-Christ, l'invention de la soudure. 

 

 

 

* Un doxographe ( (δόξα / dóxa, « opinion » et γράφειν / gráphein, « écrire ») est un auteur qui compile et souvent commente les propos, opinions et écrits de penseurs antérieurs, surtout de la Grèce antique, ou parfois contemporains.

 

 

Citons le premier complexe organométallique isolé comme tel, en 1951, qui fut un complexe du fer : le ferrocène. Il est constitué d'un ions fer(II) avec deux ions cyclopentadiényles C5H5.

 

 

De nombreux autres complexes ont été produits depuis, soit dérivés du ferrocène, soit de nature toute différente.

 

 

 

Squelette 2D

 

 

 

Le ferrocène est un composé organométallique de formule (η5-C5H5)2Fe. Il fait partie de la famille des métallocènes, un type de composé sandwich5 dans lequel le centre métallique est entouré de deux cycles cyclopentadiényle.

 

 

Symbole alchimique du fer

 

 

Les alchimistes donnèrent au fer le nom de Mars, dieu de la guerre dans la mythologie romaine. Symbole constitué d'un bouclier et d'une lance et le point pour la connaissance humaine.

 

Symbole alchimique du fer cercle pointé et flèche orientée nord-est

Symbole alchimique du fer cercle pointé et flèche orientée nord-est

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11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 13:08

Alchimie Organique:

 

Chapitre 1: les atomes

 

le platine

 

Pt

 

 

 

numéro atomique: 78

 

 

 

élément du groupe 10

de la classification périodique des éléments

 

 

 

1s2 2s2 2p6 3s2 3d10 3p6

4s2 4d10 4f14 4p6 5s2 5d9 5p6 6s1

 

 

 

 

 

Le symbole alchimique du platine a été créé tardivement après par « fusion » ou accolement des symboles, respectivement lunaire et solaire, de l'argent et de l'or. Résumé du cosmos, dans toute son harmonie, par la Lumière, éclat brillant du platine, née aussi bien de l'étoile Soleil que réfléchie par la Lune.

 

 

 

D'une part, Soleil pointant la Terre en son centre, vestige du système géocentrique et d'autre part Lune en son premier croissant, premier flux de Lumière nocturne de son cycle. Trio des astres de l'étoile à la planète en passant par son satellite. Mais aussi allégorie de la Connaissance éclairant à l'infini l'Humanité.

 

 

 

Ce métal de transition fait partie du sous-groupe ou triade du nickel, avec le nickel et le palladium, et dans un sens plus large du sous-groupe des éléments du groupe 10.

 

 

Citons ses propriétés physico-chimiques remarquables, en termes d'adsorption et de catalyse. Un fil fin de platine peut initier et favoriser la décomposition de la vapeur de méthanol en gaz dihydrogène et en méthanal.

 

 

Symbole alchimique du platine:

premier croissant de lune à gauche

et

Symbole alchimique du platine

 

cercle adjacent pointé en son centre à droite

 

 

 

 

 

Alchimie Organique -02- Les atomes: le platine.

Lune et Soleil

tout pour B&JL

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 11:40

vigne rouge

 

 

La vigne rouge fait partie des plantes les plus intéressantes sur le plan scientifique. Ses feuilles, ainsi que les pépins et la peau de ses grains sont utilisés pour préparer des produits de phytothérapie destinés à soulager les symptômes de l’insuffisance veineuse et, parfois, ceux de la ménopause.

 

 

Le resvératrol, une substance présente dans la vigne rouge, fait l’objet de nombreuses recherches dans le traitement de plusieurs maladies chroniques.

 

 

trans-resvératrol

 

 

Image illustrative de l’article Resvératrol

 

 

Cultivée dans de nombreux pays, la vigne rouge (Vitis vinifera var. tinctoria, une variété particulière de vigne également appelée « vigne des teinturiers ») se caractérise par des raisins noirs et des feuilles qui rougissent intensément à l’automne. En phytothérapie, on fait sécher ses feuilles (récoltées à un moment précis de leur maturation), ses pépins et la peau de ses raisins.

 

 

Elle possède quant à elle des propriétés particulières dans les taches rouges de ses feuilles. Les anthocyanes sont des facteurs vitaminiques P puissants, c'est-à-dire qu'ils protègent et tonifient les capillaires et les veines et qui plus est astringente ce qui renforce cet effet.

 

 

anthocyane

 

 

Les anthocyanes (du grec anthos « fleur » et kuanos « bleu sombre ») ou anthocyanosides (ou sur le modèle anglais anthocyanines) sont des colorants naturels des feuilles, des pétales et des fruits, situés dans les vacuoles des cellules, solubles dans l'eau, allant du rouge orangé au bleu pourpre dans le spectre visible.

 

 

Ces composés existent sous forme d'hétérosides formés par la condensation d'une molécule non glucidique (appelé aglycone) et d'oses et souvent, de groupes acyles. L'aglycone qui les caractérise est un anthocyanidol de la classe des flavonoïdes.

 

 

Cation flavylium, le squelette permettant de définir tous les anthocyanidols, suivant le choix des Ri=hydroxyle -OH ou méthoxyle -OCH3

 

 

La vigne rouge:

 

 

1/ Lorsqu’elles sont récoltées au bon moment, les feuilles de la vigne rouge contiennent une grande quantité d’anthocyanosides, un ensemble de substances aux effets proches de ceux de la vitamine P.

 

 

De plus, elles contiennent des polyphénols (comme l’acide chlorogénique) et des flavonoïdes (comme le quercétol ou le kaempférol).

 

 

acide chlorogénique

Image illustrative de l’article Acide chlorogénique

 

 

quercétol

Image illustrative de l’article Quercétine

 

 

kaempférol

Image illustrative de l’article Kaempférol

 

 

2/ Les pépins de vigne rouge sont riches en oligo-proanthocyanidines (OPC), des substances de la famille des tanins aux propriétés fortement anti-oxydantes (capables de lutter contre l’oxydation des cellules). Les OPC ont été étudiées, entre autres, dans le cadre de la prévention des maladies cardiovasculaires et du traitement des œdèmes post-opératoires ou liés à la radiothérapie anticancéreuse.

 

 

Les proanthocyanidines sont une classe de polyphénols présents dans de nombreuses plantes, telles que la canneberge, la myrtille et les pépins de raisin. Chimiquement, ce sont des flavonoïdes oligomères. Beaucoup sont des oligomères de catéchine et d'épicatéchine et leurs esters d'acide gallique. Des polyphénols plus complexes, ayant le même bloc de construction polymère, forment le groupe des tanins.

 

 

catéchine

Chemical structure of (+)-Catechin

 

 

3/ La peau des raisins de vigne rouge est riche en resvératrol, une substance de la famille des stilbènes, trouvé également en grande quantité dans la peau des raisins noirs de cépages adaptés aux climats humides (pinot noir, cabernet sauvignon, par exemple), qu’il protège des attaques de moisissures. 

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